La Tribu éphémère du tournoiement

LA TRIBU ÉPHÉMÈRE DU TOURNOIEMENT

Initiée et portée par la Compagnie Anou Skan, la Tribu Ephémère de Tournoiement* est un groupe qui réunit des danseurs amoureux de la danse du tournoiement. Leur objectif est d’investir l’espace public pour déployer une performance dansée, ré imaginée à chaque fois in situ, à partir du tournoiement, art sacré et poétique du geste. Mouvement ultime. 

Le danseur tourne sur lui-même, le mouvement de son vêtement, sa jupe, se déploie autour comme une onde.

Selon les lieux, les occasions, la tribu peut être plus ou moins grande, la musique live et/ou enregistrée, la danse se fait sur un sol plat et lisse, dans le cadre de manifestations culturelles, événements festifs ou bien d’une façon impromptue et spontanée. 

Le tournoiement est un mouvement qui libère ! Tournoyer, c’est stopper le monde, quelques instants suspendus… 

Dans chaque tournoiement se libère une part d’inattendu. Avec la Tribu Ephémère du Tournoiement, notre intention est de rendre palpable cet inattendu, dans ce qu’il meut et émeut en nous, autour de nous et dans la ville, le quartier. 

C’est aussi faire le pari, en un moment, en un lieu, de rendre possible le mélange entre urbanité et mémoires anciennes. Dans Anou Skan, le mot Sioux « Skan », évoque cet état qui met en relation, par le mouvement, les êtres et les choses, les êtres et le monde, l’être et les mondes.

L’insert de cultures et pratiques artistiques ancestrales dans notre démarche contemporaine est un appui fort dans notre recherche. Cette intemporalité combinatoire portant trace de la transmission orale, humaine, permet à chacun de venir puiser ses propres points de départs, tout en révélant que nous sommes aussi porteurs d’une part commune. Et ce commun est sacré, le Tournoiement vient en révéler  l’essence.

*Mouvement archétypal par excellence, La beauté de la Danse du tournoiement ne peut laisser insensible. On le connait grâce au rituel du Sama’a  des derviches tourneurs. Pourtant, avant d’étudier ce rituel et la fascination qu’il engendre, il suffit d’observer autour de nous, en nous, que  tous les enfants du monde tournent sur eux-mêmes. Quel est donc ce besoin de tourner à perdre la tête, qui se manifeste de la manière la plus spontanée, dans la cour de l’école ou dans la nature ?